Le mur de soubassement constitue l’un des points les plus sensibles de toute construction. Il concentre les risques liés à l’humidité, aux infiltrations et aux remontées capillaires. Une protection mal conçue peut entraîner désordres structurels, dégradations des matériaux et problèmes de salubrité intérieure. Voici les règles et les solutions techniques adaptées pour assurer la longévité d’une maison et préserver durablement le confort des occupants.
Qu’est-ce qu’un mur de soubassement ?
Le mur de soubassement est la partie inférieure des murs d’une construction. Il constitue l’intermédiaire structurel entre les fondations d’une maison (qui sont dans le sol) et le plancher du rez-de-chaussée (le début de la partie habitable). Concrètement, c’est ce qui permet de surélever la maison par rapport au terrain naturel ou de créer un espace sous la maison.
Selon la pression des terres et la charge de la maison, un mur de soubassement est réalisé avec :
- Parpaings (blocs béton)
- Béton banché
- Blocs de béton pleins ou perforés
Voici un schéma fonctionnel (de bas en haut) de la position d’un mur de soubassement dans une construction :
Sol naturel
↓
Fondations
↓
Mur de soubassement
↓
Plancher bas / dallage
↓
Murs de façade
Les principales fonctions d’un mur de soubassement
Le mur de soubassement remplit trois rôles techniques majeurs :
- Transmission des charges : Il supporte le poids des murs de façade, des murs de refend et de la toiture pour le transmettre aux semelles de fondation.
- Protection contre l’humidité : Il doit empêcher les remontées d’eau du sol vers les murs habitables (phénomène de capillarité).
- Nivellement : Il permet d’obtenir une surface parfaitement plane (l’arase) pour démarrer la maçonnerie du rez-de-chaussée, même si le terrain est en pente.
Les 3 types de mur de soubassement
Le choix du type de soubassement détermine la relation de la maison avec le sol. Voici les trois configurations techniques existantes :
Soubassement en « Hérisson » (Dalle sur terre-plein)
Les murs de soubassement sont très bas (souvent un ou deux rangs de parpaings). L’espace entre les murs est comblé par des pierres concassées, du sable et un isolant, sur lesquels est coulée la dalle béton.
- Caractéristique : La maison est « posée » directement au niveau du sol.
- Contrainte : Accès impossible aux canalisations une fois la dalle coulée. Nécessite un terrain plat et stable.
Le vide sanitaire
On monte plusieurs rangs de parpaings (généralement entre 20 cm et 80 cm de hauteur, voire plus) pour créer un espace vide entre le sol naturel et le plancher de la maison.
- Caractéristique : Présence d’un volume d’air ventilé sous la maison.
- Avantages techniques : Meilleure isolation thermique par rapport au sol, évacuation de l’humidité du terrain et protection contre les légers mouvements de terrain (argiles). Permet l’accès aux réseaux (plomberie/électricité) si la hauteur est suffisante (hauteur d’homme).
Le sous-sol (Enterré)
Les murs de soubassement sont montés sur une grande hauteur (environ 2,50 m) pour créer un niveau complet habitable ou technique (garage, cave).
- Caractéristique : Nécessite une excavation importante (terrassement).
- Contrainte technique : Exige une étanchéité parfaite des murs (drainage périphérique et imperméabilisation) pour résister à la pression de la terre et de l’eau.
Les protections du mur de soubassement contre l’humidité
Un mur de soubassement doit obligatoirement être protégé contre l’humidité. Cette protection n’est pas optionnelle. Elle est imposée par les règles de construction pour éviter les remontées capillaires, les dégradations des murs et les problèmes d’humidité intérieure. Ainsi, vous devez prévoir 2 types de protection :
La coupure de capillarité (arase étanche)
C’est l’étanchéité horizontale, obligatoire pour tous les murs en maçonnerie, y compris le système en béton armé isolé en PolyMur. Elle est placée en tête du mur de soubassement, sous le premier rang de mur de façade. On utilise soit une bande bitumineuse soit un mortier hydrofugé normé.
Étanchéité verticale du mur enterré
L’étanchéité verticale est obligatoire dès qu’une partie du mur de soubassement est contre le sol. On utilise :
- Enduit bitumineux étanche
- Membrane de protection type nappe à excroissances
- Parfois un drain au pied si le terrain est humide
Sans cette protection verticale, il y a de grands risques de moisissures ou de dégradations structurelles.
Quand le drainage est-il requis ?
Même avec une bonne étanchéité, il faut éviter que l’eau ne stagne contre le mur (pression hydrostatique). On installe généralement un drain périphérique (tuyau jaune perforé) au pied du mur de soubassement, posé sur le fond de forme et enrobé de graviers et d’un géotextile. Il capte l’eau et l’évacue vers un puisard ou le réseau pluvial.
Il n’est pas systématiquement obligatoire, mais fortement recommandé dans les terrains à risque :
- Terrain argileux ou très humide
- Présence d’eau de ruissellement
- Mur enterré important
- Maison en pente
- Sous-sol habitable
Le PolyMur : une solution constructive fiable, performante et durable
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